Le sport scolaire de l'école publique dans les Pyrénées Orientales

Sur les roues et en équilibre : quand l'EPS explore de nouveaux territoires

Trottinettes, skate parks et slacklines : l'USEP66 fait bouger les lignes

Il y a des journées sportives qui ressemblent à toutes les autres. Et puis il y a celles-ci. Des journées où les élèves débarquent avec des étoiles dans les yeux parce que le terrain de jeu, pour une fois, c’est un skate park. Ou le Parc des Sports de Perpignan. Et que ce qu’on leur demande, c’est de grimper sur une slackline, de dompter un rolla bolla, ou de s’élancer sur une trottinette le long d’un parcours sensation.

Thuir et Cabestany : le skate park comme salle de sport

Dans la circonscription Roussillon, les rencontres Roule-équilibre ont pris un tour inattendu cette année. Plutôt que de cantonner les élèves aux équipements sportifs traditionnels, l’USEP66 a choisi d’investir deux beaux équipements du territoire : le skate park de Thuir et celui de la Germanor à Cabestany. Une façon de dire merci aux communes qui ouvrent leurs infrastructures, mais aussi d’envoyer un message clair aux élèves : les nouvelles mobilités, ça s’apprend, ça se pratique, et c’est accessible à tous.

Perpignan : 160 élèves par jour au cœur de l’action

Les 17 et 24 mars, c’est le Parc des Sports de Perpignan qui a accueilli les rencontres Trott’équilibre de la circonscription P1/P2. Près de 160 élèves par journée ont alterné entre quatre ateliers trottinette et une série de défis d’équilibre : planches oscillantes, slackline, rolla bolla… Autant de supports parfois inédits qui ont demandé concentration, coordination et un brin de courage.

Le clou de la journée ? Un spectacle improvisé de jeunes skateurs, qui ont subjugué le public avec leurs figures. De quoi faire naître quelques vocations.

Les élèves racontent mieux que quiconque ce qu’ils ont vécu : « L’activité que nous avons préférée, c’est le parcours sensation ! Il fallait suivre les flèches pour faire un parcours sur le skate park. Il y avait des descentes et des montées : on a ressenti des sensations fortes. » Et le meilleur moment, selon eux ? Le pique-nique. Certaines choses ne changent pas.

 

Les illustrations réalisées par les élèves et la vidéo de la journée complètent magnifiquement ce qu’aucun article ne peut vraiment restituer : le bruit des roues sur le bitume, les rires, et cette fierté tranquille d’avoir osé.